Jacques Barbaud chante Brel

« Le talent ? ça n’existe pas !!! Le talent... c’est d’avoir un rêve et

être capable de le réaliser !!! »

Jacques Brel.

Biographie
Un autre Jacques sur les traces de Brel
Un autre Jacques sur les traces de Brel

La vie de Jacques Barbaud est l'histoire d'une passion
pour un homme et une oeuvre.



    La passion de Jacques Barbaud pour la musique commence à l'âge de 17 ans. Il est sur une plage en vacances avec une bande de copains. Ils rencontrent un parisien qui chante en s'accompagnant d'une guitare : "C'est lui qui m'a donné envie de chanter. Quelques jours après, je me suis acheté ma première guitare."

    L'année suivante, en 1972, il participe à un radio crochet dans les Deux-Sèvres. Avec une amie, il chante des chansons du groupe grec Angelique et Photis Ionatos. Ils finissent premiers. Pendant cinq ans, ils se produiront dans les Deux-Sèvres. En parallèle, Jacques Barbaud exerce son métier.


    En 1979, à 25 ans, Jacques Barbaud suit une émission de télévision évoquant la vie de Jacques Brel. C'est un déclic. Il est fasciné par la voix, les textes et la vie de Brel : "J'ai eu comme un appel. J'ai ressenti le besoin de lui rendre hommage en chantant ses chansons. Mais, connaissant peu Brel, j'ai eu alors un immense travail à fournir." Il achète son premier 33 tours de Brel, commence à chanter chez lui et il fait enregistrer une bande son des musiques de l'artiste par des musiciens.

    Jacques Barbaud commence en 1981 à chanter Brel en public avec sa bande son. Il se produit dans des kermesses, des salles municipales, pour des comités des fêtes, etc. Pendant 15 ans, il chante une à deux fois par mois. Heureusement, pour vivre, il a son travail. "Je sais ce que c'est qu'en baver. J'ai connu la vie d'usine, la vraie vie avec ses difficultés. J'en apprécie d'autant plus ma vie d'aujourd'hui."


Un concert en Russie
Un concert en Russie

    L'année 1998 est importante pour sa carrière d'artiste. Il chante pour la première fois sur une croisière en compagnie d'autres artistes comme Serge Lama. Et surtout, par l'intermédiaire d'une association de Bressuire, il chante en Russie, à Ryazan, et connaît un vrai succès : "J'y ai ressenti une émotion tellement forte qu'un déclic s'est produit. Il y avait trop d'écart avec mon métier. J'ai donc décider, à mon retour de Russie, d'y mettre un terme et de me consacrer à temps plein à ma carrière d'interprète de Jacques Brel."

    L'année suivante, Jacques Barbaud chante en Belgique, pays natal de Brel. C'est son premier spectacle avec des musiciens (pianiste, contrebassiste, accordéoniste et claviste). Il enchaîne ensuite les concerts partout en France. Après des années difficiles, son talent d'interprète commence à être reconnu.

    En 2000, il se produit à Djibouti. En 2001, parrainé par l'ambassade de Belgique, il chante au Liban et, en octobre de la même année, à Paris au théâtre de la Mare au diable. En parallèle, il continue à sillonner la France de concert en concert. Partout, le public est conquis et chaque fois séduit par les qualités d'interprète et de chanteur de Jacques Barbaud. Comme Brel, il sait prendre une salle et la faire chavirer de bonheur en l'emmenant ailleurs, dans l'univers si particulier de Brel habité par les Mathilde, Jeff, Jojo, Fernand et tous ces gens-là qui vivent à Amsterdam, Bruxelles, Paris ou Vesoul.

    Jacques Barbaud chante sur scène les grands classiques de Brel : Ces gens-là, Les vieux, Ne me quitte pas, Le Tango funèbre, Amsterdam, Quand on a que l'amour, Fernand ... " Chaque chanson est une pièce de théâtre avec une histoire et des personnages. Je m'efforce de les interpréter de mon mieux et le plus sincèrement possible avec mon propre style. C'est pour cela que je n'ai jamais voulu regarder une cassette de Brel en concert, car je ne veux pas l'imiter. Je l'interprète à ma manière et avec ma sensibilité. Mon seul but est de donner du bonheur et de l'émotion au public. Enfin, depuis que je ne fais que chanter Brel, je peux dire que je suis pleinement heureux. Je vis une passion et je fais ce que j'aime, c'est merveilleux ! Mais ce n'est pas venu tout seul. J'ai dû beaucoup travailler pour cela et prendre des risques. Comme disait Brel : "Le monde sommeille par manque d'imprudence." Je crois que c'est vrai. Il faut oser faire ce que l'on souhaite vraiment au fond de soi-même. C'est difficile, cela exige de nombreux efforts, mais c'est là le prix de la liberté. C'est ce qu'à fait Brel : il a quitté le confort d'un emploi stable dans l'entreprise familiale pour venir seul à Paris où personne ne l'attendait. Il en a bavé mais je suis certain qu'il n'a jamais regretté son choix."

Journaliste - François CAILLAUD


Jacques Barbaud